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Vue de l'installation de l'oeuvre "Stand" de Adrian Göllner Que se passe-t-il avec le Centre des arts Shenkman ?Zoë Ashby du CAO a récemment réalisé une entrevue avec Caroline Obeid afin de discuter du nouveau Centre des arts Shenkman (CAS) qui procédera à son inauguration officielle du 18 au 21 juin 2009.CAO – Quel est votre lien avec le CAS ? Caroline Obeid - J'occupe le poste de gestionnaire de portefeuille au CAS. J'administre les opérations quotidiennes et je coordonne la programmation et les services que nous offrons à l'extérieur. CAO – Le CAS ouvrira ses portes en juin. Qu'apportera-t-il de nouveau à la ville ? Caroline - Il est unique en son genre; c'est un centre artistique bilingue et multidisciplinaire qui vient enrichir le paysage artistique et culturel de la région. Des écoles d'art comme l'École de poterie de Gloucester, l'École d'art d'Ottawa (ÉOA) et l'École de théâtre d'Orléans Young Players offriront des cours destinés aux débutants ou aux personnes souhaitant perfectionner leur art. Le CAS réunit quatre salles d'exposition qui mettront en vedette les œuvres d'artistes locaux, nationaux et internationaux. Nous avons deux salles de spectacle; une boîte noire multifonctionnelle de 100 places que peuvent louer de petits groupes d'ici pour présenter notamment des spectacles plus avant-gardistes et la salle Harold-Shenkman, laquelle compte 500 places et sert à accueillir des spectacles professionnels de plus grande envergure. CAO – Quels sont les organismes en résidence au centre ? Caroline - Nous avons cinq partenaires, soit Arts Ottawa East, le MIFO, l'École de poterie de Gloucester, l'École de théâtre d'Orléans Young Players et l'ÉOA qui aura maintenant un campus à Orléans. CAO – Comment l'ÉAO en est venue à s'impliquer dans le CAS ? Caroline - Au départ, il était prévu que le Visual Arts Centre Orleans (VACO) soit un de nos partenaires en résidence. Au printemps 2008, celui-ci a toutefois décidé de prendre une pause, question de revoir son mandat. Il n'était pas assez solide financièrement pour s'engager avec nous. À ce moment-là, notre équipe travaillait en étroite collaboration avec l'ÉOA à la création d'un programme en arts visuels. Le VACO s'étant retiré du projet, l'ÉOA a pris en charge les opérations et l'espace de résidence de l'organisme. Je crois que certains membres du conseil d'administration du VACO siègent maintenant au conseil de l'ÉOA; leur vision et leur voix marquent sûrement la nouvelle programmation du CAS. CAO – L'arrivée de l'École d'art d'Ottawa a-t-elle eu un impact sur vos relations avec les autres partenaires du centre ? Caroline - Non. Toutefois, l'ÉAO s'est engagée dans le projet après les autres partenaires. Elle a dû se rattraper et faire connaissance avec les partenaires afin d'initier des collaborations. Tout s'est très bien déroulé. CAO – Pouvez-vous nous décrire les galeries d'arts visuels ? Vous avez dit qu'il y en a quatre; quel genre de galeries s'agit-il ? Caroline - Les galeries Gloucester et Cumberland, qui sont présentement situées au 255, rue Centrum, vont déménager au CAS dans un nouvel espace, soit la Galerie Trinité qui réunit les salons A et B. CAO – Quel processus doit suivre une artiste qui veut exposer ses œuvres dans vos galeries ? Sont-elles ouvertes à tous ? Caroline - Je peux seulement vous parler des galeries municipales. Les autres étant des entités non liées, elles devront elles-mêmes déterminer leurs règlements. CAO - La galerie Trinité est donc la galerie communautaire de la ville ? Caroline - Oui. C'est un grand espace divisé en deux galeries, les salons A et B. Deux expositions – séparées par un mur – seront présentées dans un même espace. CAO – Les frais des artistes membres du Front des artistes canadiens qui exposent à la galerie Trinité sont-ils remboursés ? Caroline - Non. Selon notre politique relative aux galeries communautaires, celles-ci ont comme mission de sensibiliser le public aux artistes en arts visuels de la région. Les artistes s'occupent de la vente de leurs œuvres. CAO – D'où vient le nom de la galerie Trinité ? Caroline - Arts Ottawa East est responsable de mener la campagne du fonds de dotation qui vise à appuyer les activités organisées au CAS. La campagne connaît un franc succès; 90 % de l'objectif de 5 millions de dollars est atteint. La Trinity Development Foundation a versé 250 000 $ pour que la galerie porte son nom. CAO – En ce qui concerne les salles de spectacle, combien de groupes locaux se sont manifestés pour louer la salle Harold-Shenkman et la boîte noire ? Caroline - Ils sont nombreux. Nous affichons complets jusqu'en 2010. Nous pensions recevoir de nombreuses demandes pour la boîte noire, mais c'est la salle de 500 places qui remporte la palme. La communauté est définitivement à la recherche d'une salle avec service complet, ultramoderne, construite pour un but précis et dotée d'un équipement remarquable, de sièges confortables et d'une excellente acoustique; elle souhaite une alternative à la vieille salle du conseil. CAO – Pouvez-vous nous dévoiler certains points saillants de la programmation ? Caroline - Oui, je peux vous parler de la programmation du mois de juin. Le 5 juin, nous procéderons à l'inauguration du centre avec l'incroyable humoriste Sean Cullen dont le spectacle fait partie de la série Avant-scène. Le 6 juin, nous présenterons Ontario Pop, un concours organisé par le MIFO qui s'adresse aux auteurs-compositeurs-interprètes de l'Ontario francophone. Mentionnons que le MIFO occupera 25 % de la programmation de la salle Harold-Shenkman avec d'excellents artistes francophones. Le 11 juin, les Chansonniers d'Ottawa, une énorme chorale de plus de 70 chanteurs, envahiront les planches pendant trois jours. Le 16 juin, le « CMT on Tour » prendra l'affiche, lequel fait aussi partie de la série Avant-scène. Quant aux festivités entourant l'inauguration, elles se dérouleront du 18 au 21 juin. La soirée inaugurale comprendra des présentations en français et en anglais. Samedi et dimanche, le public sera convié à des journées portes ouvertes auxquelles participeront des milliers d'artistes. CAO – Est-ce qu'il y a des restrictions quant à l'utilisation des salles de spectacle ? Existent-ils des règlements pour louer un espace ? Caroline - Pas vraiment. Nous suivons les règlements municipaux et les normes de sécurité nationales. La salle de 500 places est munie d'un proscenium et d'un équipement audio sophistiqué alors que la boîte noire est une salle multifonctionnelle, dotée de hauts plafonds, qui se prête à différentes configurations. Les utilisateurs peuvent donc adapter la salle en fonction de leurs besoins. CAO – Existe-t-il une affiliation entre le CAS et le Théâtre Centrepointe ? Caroline - Oui. Le secteur culturel de la Ville d'Ottawa comprend une division théâtre, dirigée par Charles McFarland, qui réunit notamment le CAS et le Théâtre Centrepointe. M. McFarland programme aussi des spectacles dans la série Avant-scène au CAS, tout comme au Théâtre Centrepointe. Il a une vision globale de ces espaces qui accueilleront des productions professionnelles; les plus petites seront présentées dans la salle de 500 places au CAS et les spectacles d'envergure auront lieu dans la salle de 1000 places au Théâtre Centrepointe. Cette remarquable programmation professionnelle attirera des spectateurs de partout en ville. CAO – Comment le MIFO est-il impliqué dans le CAS ? Il va continuer à diriger son propre centre, n'est-ce pas ? Expliquez-nous la situation. Caroline - Le MIFO, situé sur la rue Carrière, offre une programmation artistique ainsi qu'un service de garderie et des services destinés aux personnes âgées. Il est également une tribune de choix pour la communauté francophone. CAO – Est-ce que tous les cours en arts visuels seront donnés par l'École d'art d'Ottawa ? Caroline - Le centre offrira divers cours en arts visuels. L'ÉOA donnera la plupart des cours en arts visuels alors que l'École de poterie de Gloucester se chargera des cours de poterie. Chacun aura sa niche. L'ÉAO donnera des cours de sculpture sur bois, de photographie, d'art numérique, de sculpture, de dessin, de peinture et bien d'autres encore, à l'image de la programmation qu'elle offre au centre de la rue George. L'École de poterie enseignera les techniques de façonnage à la main, de tournage et de Raku, une nouveauté pour l'organisme. CAO – Les professeurs d'art peuvent-ils louer un espace pour donner des cours ? Caroline - Ceci ne fait pas partie de notre mandat. Ce sont les partenaires en résidences qui vont offrir une programmation éducative. La Ville pourra offrir des cours qui n'entrent pas en conflit avec la programmation de nos partenaires, soit de musique, de danse, de nouveaux médias et de littérature. Nous collaborerons avec les professeurs d'art qui souhaitent s'associer à la Ville pour offrir des cours. CAO – Quelles possibilités offre le CAS aux artistes locaux ? Caroline - Les artistes et les groupes artistiques professionnels auront l'occasion de donner des cours par l'entremise de nos partenaires en résidence, la Ville et le MIFO. Ils auront également la chance d'exposer leurs œuvres dans les galeries. Ils peuvent louer la salle Harold-Shenkman ou la boîte noire pour donner des spectacles. Ils disposent aussi de la salle de répétition (danse et musique), laquelle sert aussi à présenter de petites productions. Les salles de réunion, les espaces dans les foyers du premier et du deuxième étage (où l'on peut tenir diverses activités), l'agora extérieure et le centre des nouveaux médias qui comprend un studio d'enregistrement sont tous à leur disposition. Alors voilà ! Le CAS offre de nombreuses possibilités de création et de diffusion à nos artistes ! CAO – Les groupes artistiques disposent-ils d'espaces à bureaux ? Caroline - Malheureusement, il n'y en a aucun présentement. Nos cinq résidents occupent tout le centre. Arts Ottawa East dispose de quelques cubicules additionnels et offre de l'espace à quelques-uns de ses organismes membres. Le CAS n'est pas un endroit comme la Cour des arts qui compte de nombreux espaces à bureaux; ici, l'espace est limité. Si nous devions agrandir, nous pourrions offrir des espaces à bureaux. Cela dit, nous ne voulons pas aller dans cette direction. CAO – Sur le site Web de la Ville d'Ottawa, il est écrit : « le PCAO se chargera de la conception, de la construction, du financement, de l'exploitation et de l'entretien du bâtiment du Centre des arts Shenkman ». Qu'est-ce que cela signifie sur le plan des opérations et de l'entretien du centre ? Caroline - Le PCAO ne concerne pas uniquement le CAS, c'est un partenariat public-privé beaucoup plus vaste. L'entente inclut aussi le Centre d'activité d'Orléans, lequel réside sur le terrain et dans l'immeuble adjacents au CAS. Le PCAO se chargera de la conception, de la construction, du financement, de l'exploitation et de l'entretien du bâtiment du CAS. La Ville est responsable de la programmation et de payer un loyer annuel pendant 30 ans; le CAS devra ensuite payer un loyer à la ville pour éventuellement devenir propriétaire. BLJC, un organisme partenaire du PCAO, est responsable de l'entretien du centre, notamment de l'entretien intérieur et extérieur, ainsi que des services de conciergerie. CAO – La version finale du centre est-elle conforme au projet initial que vous aviez imaginé ? Caroline - Les cinq partenaires en résidence, mis à part l'ÉOA qui a pris la place du VACO, ont toujours considéré ce lieu comme leur maison. Tous rêvaient d'un véritable centre artistique – un lieu ultramoderne – de pouvoir sortir de la vieille salle du conseil au Centrum et d'avoir une véritable salle de spectacle et, aussi, des salles de répétition, lesquelles font grandement défaut à Ottawa. De plus, il n'y a jamais eu de centre artistique dans l'Est de la ville, de pôle d'attraction pour tous les arts. Nous voulions mettre sur pied un lieu de rassemblement pour tous afin que les artistes présentent leurs œuvres et initient des collaborations artistiques et que le public puisse profiter des arts et de la culture dans son propre quartier. Pour de plus amples renseignements sur le CAS, consultez www.shenkmanarts.ca ou téléphonez au 613-580-ARTS (2787).
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